mercredi, 13 novembre 2013

L’UPA lance une mobilisation nationale pour sauver l’économie de proximité

- 1,1 milliard d’euros de charges fiscales et sociales supplémentaires en 2013,
- encore 100 millions de plus en 2014,
- les hausses de TVA au 1er janvier…

Les nouveaux prélèvements s’ajoutent à la crise pour asphyxier les chefs d’entreprise de l’artisanat, du commerce de proximité et l’ensemble des travailleurs indépendants.

L’UPA a donc décidé de sonner l’alarme en lançant un appel à une mobilisation nationale des chefs d’entreprise de l’artisanat et du commerce de proximité et au-delà tous les Français.

L’objectif est simple, amener le gouvernement à prendre en compte les demandes de l’UPA :

  • retrait de toutes les charges sociales supplémentaires qui pèsent sur les travailleurs indépendants depuis le 1er janvier 2013
  • remplacement du crédit d’impôt compétitivité emploi-CICE par une baisse directe du coût du travail
  • suppression de la cotisation d’allocations familiales payée par les employeurs et les travailleurs indépendants et prise en charge des prestations familiales par le budget de l’Etat dès 2014
  • révision du mode de calcul de l’impôt sur le revenu -IR- des travailleurs indépendants de sorte que les bénéfices réinvestis dans l’entreprise ne soient plus soumis à l’IR
  • limitation stricte du niveau de la contribution foncière des entreprises -CFE- par une baisse des dépenses des collectivités territoriales
  • orientation prioritaire des contrôles fiscaux et sociaux vers les activités non déclarées, les entreprises low cost et toutes les formes de concurrence déloyale
  • exclusion des activités de l’artisanat et du commerce de proximité du régime de l’auto-entrepreneur
  • rétablissement pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés qui forment un apprenti, de l’indemnité compensatrice et du crédit d’impôt apprentissage, au-delà de la première année.

Cette mobilisation débute ce 13 novembre et est fondée sur une fiction malheureusement très proche de la réalité : le gouvernement a décidé d’asphyxier les entreprises de proximité par une hausse démesurée des prélèvements.

photo_de_profil.jpgDès aujourd’hui, dans toute la France, des affiches « sacrifié mais pas résigné » manifestent l’exaspération de nos chefs d’entreprises et proposent aux Français de signer la pétition www.sauvonslaproximite.com. Film, site internet et réseaux sociaux relaient l’opération.

Rejoignez le mouvement :
Signez la pétition sur www.sauvonslaproximite.com

lundi, 4 novembre 2013

« Créer sa boite en Alsace »

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Vous souhaitez créer ou reprendre une entreprise ? Le service Création / Transmission / Reprise d’entreprises de la Maison de l’Artisanat vous donne rendez-vous le 20 novembre 2013 dans le cadre du salon « Créer sa boite en Alsace ».


Quel que soit votre projet, créer ou reprendre une entreprise, nous vous accueillerons de 9 h 00 à 18 h 00 au Parc des Expositions de Colmar, pour vous guider ou tout simplement vous renseigner en toute confidentialité afin de pouvoir envisager ce projet en toute sérénité et sans occulter des aspects importants.

Rendez-vous le 20 novembre sur le stand de la Maison de l’Artisanat.


Les services en + :

+ Confidentialité
+ Accompagnement complet durant toutes les étapes : analyse et évaluation du projet
+ Prévisionnel comptable
+ Plan de financement
+ Indication des aides dont vous pouvez bénéficier
+ Choix du statut juridique, fiscal et social
+ Diagnostic créateur…


Plus d'informations ou prendre rendez-vous avec nos spécialistes : contact@dynamique-entreprendre.com ou contacter Raphaël DIEBOLD au 03 89 23 65 65

mardi, 29 octobre 2013

Ajournement de l’écotaxe : la concertation doit débuter sans tarder

Après les augmentations de l’impôt sur le revenu, des cotisations maladies, des cotisations retraites, de la cotisation foncière des entreprises, avant la hausse de la TVA et la création d’une contribution prenant en compte la pénibilité, les chefs d’entreprise de l’artisanat et du commerce de proximité s’apprêtaient à subir un nouveau prélèvement : l’écotaxe.

Face à la fronde provoquée par l’annonce de ce nouvel impôt venant s’ajouter à l’inflation de mesures fiscales et sociales, le gouvernement a décidé de suspendre la mise en œuvre de l’écotaxe sur tout le territoire.

L’UPA se félicite de cette décision qui s’imposait dans l’immédiat afin d’apaiser les esprits. Elle demande désormais au gouvernement d’engager sans tarder une concertation avec les organisations professionnelles concernées.

Au-delà, il est assez inquiétant de constater qu’une fois encore, le gouvernement a tenté de renchérir le cout du travail remettant en cause l’avenir même de très nombreuses entreprises de proximité.

A cela s’ajoute une politique de deux pas en avant et trois en arrière, totalement illisible pour les chefs d’entreprise qui ont besoin de stabilité juridique et fiscale pour pouvoir se développer, et ainsi créer richesses et emplois.

C’est pourquoi l’UPA appelle le gouvernement à mettre en œuvre une politique économique claire et lisible en stoppant le harcèlement fiscal, en baissant le coût du travail et en faisant le pari de s’appuyer sur le tissu des 1.300.000 entreprises de proximité pour améliorer la situation économique et sociale du pays.

Source : UPA

mercredi, 23 octobre 2013

Interview du Président national de l'UPA, Jean-Pierre CROUZET, à "L'OPINION"

Au lendemain de sa conférence de presse et à la veille du LAB UPA 2013, le président de l’UPA a été interviewé par le directeur de la rédaction du quotidien l’Opinion, Nicolas Beytout.

Visionner l'interwiew

Réunion de négociation sur la formation professionnelle, Il faut maintenir et renforcer la mutualisation sur la professionnalisation et le plan de formation

Ce matin, l’UPA a participé à la troisième réunion de négociation sur la formation professionnelle. Alors qu’il était initialement prévu de ne proposer qu’un texte commun aux trois organisations patronales, celles-ci n’ont pas trouvé de terrain d’entente sur la totalité des dispositions.

Même si le projet du MEDEF reprend une majorité des dispositions soutenues par l’UPA, la partie relative au financement n’a pas fait l’objet d’un consensus. Ainsi, l’UPA a présenté les principes fondamentaux qui devront guider la négociation.

Conforter et renforcer la mutualisation

L’UPA défend le principe de la mutualisation sur la professionnalisation et le plan de formation et ne souhaite pas sa remise en cause. La mutualisation est en effet à l’origine du système de formation professionnelle français et a permis son développement. Face au bilan mitigé de la précédente réforme vis-à-vis des petites entreprises, l’UPA estime que le principe de mutualisation doit être renforcé. Cette nouvelle réforme devra conduire à instaurer une solidarité entre les entreprises de 50 salariés et plus vers celles de moins de 50 salariés.

Simplification des dispositifs de formation professionnelle

L’UPA souhaite que soit entamé un mouvement de réduction du nombre de dispositifs afin de simplifier l’accès à la formation. Cette orientation doit viser en priorité les petites entreprises et proposer un accompagnement optimisé qui prendra en compte leur spécificité.

Maintenir la formation professionnelle pour les salariés

L’UPA défend la nécessité de continuer à former les salariés en poste et, à ce titre, le Compte Personnel de Formation (CPF) ne doit pas être un outil exclusivement tourné vers le retour à l’emploi mais doit s’affirmer comme un outil d’accès à la formation, simple, cofinancé en fonction des publics cibles, par l’Etat, les conseils régionaux ou les partenaires sociaux. Cependant, le CPF ne doit pas générer de nouvelles charges administratives ou financières pour les entreprises, déjà très affaiblies par le poids des charges fiscales et sociales.

« La future réforme de la formation professionnelle constitue un tournant décisif pour l’avenir et il est primordial que l’UPA soit entendue, notamment sur le principe de la mutualisation qui est le fondement même de la formation et qui garantit son accès au plus grand nombre. » a déclaré Jean-Pierre Crouzet, président de l’UPA.

lundi, 21 octobre 2013

Installation du Conseil National Education-Economie, une prise de conscience tardive mais positive

Alors que le Premier ministre a installé aujourd’hui le Conseil national Education-Economie -CNEE-, l’UPA se félicite que les pouvoirs publics prennent enfin conscience de la nécessité de reconnecter éducation et entreprises.

Ce combat essentiel, l’UPA le mène depuis de nombreuses années tant l’inadéquation est profonde entre formations et emplois dans notre pays. Faut-il rappeler que 150.000 jeunes achèvent leur scolarité chaque année sans aucune qualification ? A l’autre bout de la chaîne éducative, beaucoup d’étudiants entreprennent des formations supérieures longues, avec à la clé très peu de débouchés professionnelles, sans parler de la difficulté d’accéder à l’emploi sans une première expérience.

Il est donc urgent de réformer un système à bout de souffle où les rangs de Pôle Emploi ne cessent de croître alors que des centaines de milliers d’emplois restent non pourvus, singulièrement au sein des entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité.

Dans ce contexte, l’UPA encourage toute initiative visant à aider les jeunes à appréhender certains métiers et à mieux comprendre l’économie. Ainsi, la volonté du gouvernement de mettre en place des stages en entreprises pour les enseignants est à saluer, de même que la modification des contenus pédagogiques afin de les rendre plus adaptés aux activités économiques quotidiennes (coût de revient, argumentation commerciales…).

En revanche, l’UPA émet des réserves sur la composition de cette nouvelle instance qui ne laisse que très peu de place aux représentants des petites entreprises, alors que celles-ci représentent 98% des entreprises françaises.

vendredi, 27 septembre 2013

L’UPA salue le lancement de la nouvelle campagne de communication en faveur de l’artisanat

L’UPA tient à saluer le lancement le dimanche 29 septembre d’une nouvelle campagne de promotion de l’artisanat qui sera signée, « Nous avons tous une bonne raison de choisir l’artisanat ».

Films TV, annonces web, spots radio, affiches et annonces presse, mettront successivement l’accent sur les différentes qualités associées aux produits et aux services de l’artisanat : savoir-faire, innovation, proximité, confiance, compétence …

Plus que jamais, l’artisanat répond aux attentes des Français. Il apporte aussi des solutions pour relever les défis contemporains : emploi, formation des jeunes, création d’entreprises, développement durable.

C’est pour révéler tous ces potentiels et favoriser le développement des entreprises de l’artisanat que l’UPA a contribué à créer un Fonds national de promotion et de communication de l'artisanat (FNPCA)* et qu’elle a accompagné toutes les campagnes de communication engagées depuis 1998.

Le président de l’UPA, également président du FNPCA, Jean-Pierre Crouzet, a déclaré : « J’invite tous les Français à redécouvrir au quotidien les valeurs positives véhiculées par l’artisanat. J’invite aussi le gouvernement à mieux prendre en compte le formidable potentiel de croissance et de création d’emplois qu’offrent les entreprises de l’artisanat. »

Retrouvez toute l’information sur cette campagne sur le site artisanat.info.

* Etablissement public administratif créé par le décret du 13 novembre 1997, le Fonds national de promotion et de communication de l’artisanat -FNPCA- a pour mission de mettre en œuvre des actions de communication à caractère national en faveur de l’artisanat. Le Conseil d’administration est composé de 3 représentants de l’UPA, 3 de l’Assemblée permanente des Chambres de métiers -APCMA-, 2 représentants de l’Etat (Ministère du Budget et Ministère chargé de l’Artisanat) et une personnalité qualifiée nommée par le ministre en charge de l'Artisanat.

jeudi, 26 septembre 2013

PFL ET PLFS 2014

Mais où est donc cette politique favorable aux petites et moyennes entreprises ?


Contrairement aux affirmations de quelques bonnes âmes, les mesures du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014 ne peuvent être considérées comme favorables aux petites et moyennes entreprises.

La réforme des retraites va se traduire par une hausse de 0,30% des cotisations vieillesse des travailleurs indépendants qui ne sera compensée qu’à hauteur de 0,15% par la baisse des cotisations familiales. La réforme des retraites aurait dû être l’occasion d’un effort équitable entre actifs, retraités, salariés du privé et du public. Le rendez-vous est manqué.

Cette hausse va s’ajouter au milliard de prélèvements supplémentaires (1,1 milliard d’euros) imposé depuis 2013 aux chefs d’entreprise ayant la qualité de travailleurs indépendants au titre notamment des cotisations maladie.

Par ailleurs, les travailleurs indépendants qui semblent décidément dans le collimateur du gouvernement, ne sont pas éligibles au crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et ne bénéficient donc pas de la baisse du coût du travail (de 4% en 2013 et de 6% en 2014) engendrée par ce dispositif qui est réservé aux rémunérations versées sous forme de salaires.

2014 sera également synonyme de hausses des taux de TVA. Le taux de 7%, applicable aux métiers de l’alimentation, aux restaurateurs, à certains métiers de service (taxis…) et aux artisans du bâtiment passera à 10% au 1er janvier (hormis pour les travaux de rénovation énergétique). Ces hausses se traduiront par une baisse de pouvoir d’achat des Français et seront immanquablement suivies par une baisse d’activité. De surcroît, ces entreprises vont subir une concurrence accrue de la part de ceux qui ne collectent pas la TVA : auto-entrepreneurs et travailleurs non déclarés. De quoi compromettre durablement les espoirs de reprise et d’embauches dans l’artisanat et le commerce de proximité.

Ni pause fiscale, ni justice fiscale, le gouvernement continue de mener une politique défavorable aux entreprises de proximité et tout particulièrement aux 600.000 chefs d’entreprise de l’artisanat et du commerce de proximité qui ont le statut de travailleurs indépendants.

jeudi, 19 septembre 2013

"Jeunes, votre place est en France !"

C'est sous ce titre que le Président de l'UPA, Jean-Pierre CROUZET a souhaité prendre le contre-pied de la campagne défaitiste lancée il y a un an.

Nous vous invitons à prendre connaissance de cet appel publié sous forme de tribune dans le quotidien LES ECHOS.

"Jeunes, votre place est en France !"

vendredi, 13 septembre 2013

Manifestation des artisans à Colmar, un succès !

« Une vraie réussite quant à la participation des artisans et à la tenue de cette manifestation », c’est sur ces mots que s’est achevée la manifestation des artisans du Centre Alsace, tous secteurs confondus (Bâtiment, Alimentation, Services).

Depuis Neuf-Brisach, Ribeauvillé, Guebwiller et Colmar dès 8 h 30 les artisans du Centre Alsace en colère ont convergé vers le parc des expositions où ils s’étaient donné rendez-vous pour former à 10 h 00 un cortège de 250 véhicules à destination de la Préfecture du Haut-Rhin.

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Au total, ce sont près de 350 manifestants, chefs d’entreprise, qui se sont rassemblés devant les grilles pour témoigner que, décidément, « TROP, C’EST TROP ! » et ont attendu la délégation reçue par Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture, tandis qu’étaient suspendues aux grilles les silhouettes noires des professions relevant de l’Artisanat, pour alerter sur la situation préoccupante des entreprises relevant de ces métiers et les risques sur l’emploi, alors que l’Artisanat représente 22 % des emplois en Alsace.

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Ce 13 septembre, les artisans avaient 13 bonnes raisons de manifester. Ils ne manifestent pas tous les jours. Ce vendredi, ils souhaitaient témoigner de leur ras-le-bol sans occasionner une gêne insupportable aux usagers et consommateurs. Mission réussie. Espérons que ce signal d’alerte adressé ce jour par nos artisans au Gouvernement et aux élus, sera entendu.

Les organisations professionnelles du Centre Alsace, les Corporations artisanales, la CAPEB (Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment), la CGAD (Confédération Générale de l’Alimentation de Détail), la CNAMS (Confédération Nationale des Artisans des Métiers de Services), et l’UPA* tiennent à remercier tous les artisans qui se sont mobilisés aujourd’hui sur le Centre Alsace pour que soit entendue la voix de l’Artisanat.

Nous serons vigilants dans les semaines à venir sur l’avancement des résultats par rapport à nos doléances et nos revendications, et poursuivrons s’il le faut ce combat en élevant d’un cran voire plus la manifestation.

Encore merci à tous !

*L’UPA est l’organisation interprofessionnelle représentative de l’artisanat et du commerce de proximité. Les entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité représentent l’économie non délocalisable, fortement créatrice d’emploi et de richesse : 1,2 million d’entreprises, soit 40% des entreprises françaises, 4 millions d’actifs, 3 millions de salariés, 400 Md€ de chiffre d’affaires.

Aujourd'hui les artisans du centre Alsace font entendre leur colère !

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mardi, 10 septembre 2013

Réforme des retraites : un projet insuffisant face à l’ampleur des défis

Les représentants de l’UPA dans les caisses nationales de sécurité sociale (ACOSS, CNAF, CNAM, CNAV et RSI), émettront un avis défavorable sur le projet de loi réformant le système de retraites.

Le projet de loi ne s’attaque qu’au seul besoin de financement du régime général et des régimes alignés, évalué à 7,6 Mds € d’ici 2020. Or les projections du Conseil d’orientation des retraites font apparaître un besoin global de financement annuel en 2020 de 20 Mds €. Ainsi, le gouvernement choisit de laisser filer les déficits des régimes de la fonction publique et des régimes spéciaux dont les déséquilibres démographiques sont déjà très préoccupants.

En outre, la réforme ne contient aucune mesure d’économie structurelle, hormis l’allongement de la durée de cotisations, qui ne produira ses effets qu’après 2020. La question de l’âge légal de départ à la retraite est totalement occultée alors qu’il s’agit d’un levier déterminant pour assurer la pérennité financière de nos régimes.

Pour préserver notre système de retraite, le gouvernement fait le seul choix de l’augmentation des prélèvements : hausse des cotisations vieillesse et nouvelles contributions pour financer le compte pénibilité. Cet accroissement de charges est de nature à aggraver la situation économique des entreprises de proximité.

Par ailleurs la création du compte individuel de pénibilité risque de générer une très grande complexité et de nombreux contentieux en plus du surcoût pour l’entreprise. Ainsi le choc de simplification annoncé par le gouvernement ressemble déjà à un flop.

L’annonce par le Premier ministre d’une compensation de la hausse des cotisations vieillesse par une baisse des cotisations familiales demeure malheureusement hypothétique. A ce stade rien ne permet d’être sûr que la compensation sera complète et immédiate. Pourtant, au-delà d’une baisse du coût du travail, les entreprises ont besoin de certitudes et de stabilité. L’UPA continuera de réclamer une baisse globale des charges des entreprises applicable dès le 1er janvier 2014.

Hormis les dispositions destinées à corriger certaines injustices actuelles, en faveur des femmes, des apprentis, des salariés ayant eu des carrières heurtées ou à temps partiel, l’UPA estime donc que ce projet de loi manque d’ambition et se contente de la solution de facilité trop souvent utilisée : celle de l’augmentation des prélèvements.

mardi, 27 août 2013

Réforme des retraites : le Premier ministre a confirmé sa volonté de ne pas alourdir le coût du travail

Dans le cadre de la concertation sur la réforme des retraites, le président et les vice-présidents de l’UPA ont été reçus à Matignon ce 27 août.

Un regret d’abord à l’issue de cet entretien, le gouvernement ne s’attaque pas à la réforme structurelle nécessaire pour faire face à l’allongement de la durée de vie. Il concentre son action sur une augmentation des prélèvements alors que la vraie solution pour mettre fin aux déficits des régimes de retraite consisterait à accroître la durée d’activité et à reculer l’âge légal de départ à la retraite avant l’échéance de 2020.

L’UPA défend le principe « ni augmentation des cotisations vieillesse, ni hausse de la CSG des actifs ». Car les entreprises ne peuvent plus supporter de nouveaux prélèvements. Pour un certain nombre d’entre elles qui ont été affaiblies par la crise, ce serait leur donner le coup de grâce.

La seule alternative acceptable consisterait à réduire en parallèle le coût global du travail par une réforme du financement de la protection sociale, une perspective que le Premier ministre a clairement envisagée.

Jean-Marc Ayrault a en effet confirmé au Président de l’UPA son objectif de ne pas augmenter le coût du travail, prévoyant de compenser la hausse des cotisations vieillesse envisagée dans le cadre de la réforme des retraites, par une baisse des cotisations familiales et d’une partie des cotisations maladie des salariés dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014.

L’UPA sera particulièrement vigilante quant à l’aboutissement de cet objectif.

Pour autant, il est regrettable que le gouvernement n’ait pas jugé bon à ce jour de poursuivre l’effort d’alignement des régimes de la fonction publique et des régimes spéciaux sur celui du régime général. Les Français demandent que leur effort contributif soit équitable. Ils ne seront pas entendus semble-t-il sur ce point.

Enfin, la prise en compte des années d’apprentissage dans le calcul des droits à la retraite est une mesure positive. L’UPA y voit la reconnaissance de l’engagement précoce et efficace des apprentis dans la vie professionnelle.

jeudi, 18 juillet 2013

Indemnité compensatrice de formation : les employeurs de moins de 10 salariés continueront à bénéficier de la mesure

Alors que le gouvernement s’apprêtait à supprimer l’indemnité compensatrice de formation versée aux employeurs d’apprentis, l’UPA a vivement contesté ce projet qui va totalement à l’encontre des objectifs recherchés en matière d’emploi des jeunes.

L’apprentissage est aujourd’hui reconnu comme une voie d’accès privilégié à l’emploi, à tel point que le Président de la République appelle à atteindre un total de 500.000 contrats d’apprentissage en 2017 (440.000 aujourd’hui).

En outre, une enquête UPA / I+C vient de confirmer que les entreprises de proximité ont d’importants besoins de recrutement qui restent non pourvus par manque de personnel qualifié.

Après avoir reçu une délégation de l’UPA et de l’APCMA, le ministre délégué au Budget, confirmant les précédents propos de Michel Sapin, a annoncé la décision du gouvernement de maintenir le versement d’une indemnité aux entreprises de moins de 10 salariés qui emploient un apprenti, soit près de 60% du total des employeurs d’apprentis.

L’UPA accueille avec satisfaction cette prise de conscience gouvernementale tout en regrettant que la mesure ne s’applique pas à l’ensemble des entreprises employant jusqu’à 50 salariés. Cette décision va permettre de préserver l’efficience du contrat d’apprentissage : formation initiale adaptée aux besoins de l’économie, employabilité de l’apprenti, transmission des compétences et savoir-faire au sein des entreprises.

Au-delà l’UPA encourage les conseils régionaux à dégager les ressources nécessaires pour maintenir l’indemnité compensatrice de formation dans les entreprises de 10 à 50 salariés.

Jean-Pierre Crouzet, président de l’UPA a ainsi déclaré : « il n’est pas possible que la réduction de la dépense publique, si souhaitable soit-elle, se fasse sur le dos des entreprises qui se battent le plus aujourd’hui pour la formation et l’emploi des jeunes. »

mercredi, 17 juillet 2013

ENQUETE UPA/I+C SUR L’EMPLOI

Moins d’embauches, plus de difficultés de recrutement : il est urgent de former en fonction des besoins des entreprises

L’enquête UPA / I+C* sur l’emploi, réalisée à l’issue du 1er semestre 2013, souligne le redoutable paradoxe qui caractérise l’emploi en France.

D’un côté les entreprises de proximité ont accusé le coup d’une activité économique atone en réduisant leurs embauches au cours du 1er semestre (19% contre 24% en 2012). Les perspectives pour le semestre à venir sont également en baisse (11% contre 13% un an auparavant).

En parallèle, la proportion d’employeurs qui ne parviennent pas à recruter a fait un bon de 8 points, passant de 21% en 2012 à 29% cette année. De nombreuses branches professionnelles sont en sous-effectifs comme le montrent les emplois immédiatement disponibles et qui ne sont pas pourvus : 9000 dans le bâtiment, 10 000 en boulangerie, 4000 en boucherie, 50 000 en hôtellerie-restauration.

Ainsi, près d’un tiers des entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité ne trouvent pas aujourd’hui le personnel dont elles ont besoin, alors que le taux de chômage atteint des records. Deux explications à cela : le manque de qualification des candidats selon 65% des sondés, ou l’absence pure et simple de réponses aux offres proposées (33%).

Selon l’UPA ces résultats confirment qu’il y a deux révolutions à faire pour améliorer durablement la situation de l’emploi. D’abord le gouvernement doit engager une politique générale de réduction du coût du travail, en commençant par transférer une partie des charges sociales qui pèsent sur la main d’œuvre vers d’autres sources de financement.

L’autre révolution à mener concerne l’orientation et la formation, avec l’impératif de mieux faire correspondre la formation professionnelle initiale des jeunes et celle des demandeurs d’emploi avec les besoins des entreprises.

Ainsi, dans le cadre du dispositif de formation de 30 000 demandeurs d’emploi avant la fin de l’année, l’UPA encourage vivement le gouvernement à miser sur les secteurs de l’artisanat et du commerce de proximité.

* Enquête réalisée à la demande de l’UPA par l’Institut I+C dans la première quinzaine du mois de juillet 2013 auprès d’un échantillon représentatif de 4700 entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité.

jeudi, 11 juillet 2013

Concertation avec Marisol TOURAINE sur la réforme des retraites : hausse des cotisations vieillesse : un casus belli

Dans le cadre de la concertation sur le volet financement de la réforme des retraites, le président de l’UPA rencontrera la ministre des Affaires Sociales et de la Santé Marisol Touraine, le vendredi 12 juillet à 16h30.

Jean-Pierre Crouzet s’opposera catégoriquement à toute hausse des cotisations vieillesse. Une telle décision serait en effet perçue comme une véritable déclaration de guerre par les entreprises de proximité, dont le montant des charges n’a cessé d’augmenter.

En 2013, les travailleurs indépendants ont subi 1,1 milliard d’euros de prélèvements sociaux supplémentaires, auxquels il faut ajouter l’augmentation de l’impôt sur le revenu consécutif au gel du barème. En outre, de nombreuses professions (rénovation des logements, alimentation, restauration) vont être confrontées au 1er janvier 2014 à une hausse du taux de TVA de 7 à 10%.

Ainsi, imposer une charge sociale supplémentaire placerait dans la difficulté de nombreuses entreprises déjà soumises à un environnement économique très dégradé.

En revanche, Jean-Pierre Crouzet demandera au gouvernement de sortir de l’ambiguïté concernant la réforme du financement de la protection sociale. Les revenus d’activité ne peuvent pas supporter à eux seuls le poids financier des prestations sociales ; d’autres ressources doivent être définies. C’est la condition pour que les entreprises reprennent le chemin du développement et de l’embauche, mais aussi pour que le modèle social français soit pérennisé.

mardi, 9 juillet 2013

42emes OLYMPIADES DES METIERS

L’UPA salue les résultats de l’Equipe de France des métiers

L’UPA tient à saluer les résultats obtenus par l’équipe de France lors de la compétition internationale des 42èmes Olympiades des Métiers à Leipzig en Allemagne.

La France a remporté 2 médailles d'or (coiffure et peinture-décoration), 5 médailles d'argent (taille de pierre, menuiserie, mode-création, pâtisserie-confiserie et cuisine), 1 médaille de bronze (carrelage) et 16 médaillons d'excellence.

L’UPA félicite les lauréats non seulement pour leur investissement personnel et leur maîtrise professionnelle, mais également parce qu’ils contribuent à promouvoir les formations en alternance et à faire rayonner dans le monde entier les savoir-faire français, singulièrement dans les métiers de l’artisanat, du commerce de proximité et de l’hôtellerie restauration.

jeudi, 4 juillet 2013

Projet de loi pour l'égalité hommes-femmes

Les chefs d’entreprise de l’artisanat et du commerce de proximité plébiscitent la mixité et l’égalité professionnelle.

Au jour de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi sur l’égalité femmes-hommes, l’UPA veut rappeler, chiffres à l’appui, combien les entreprises de proximité sont volontaires dans ce domaine et peuvent se prévaloir d’une certaine forme de modernité sociale.

Ainsi, 90% des chefs d’entreprise de l’artisanat et du commerce de proximité sont favorables à plus de mixité femmes-hommes dans leurs professions. C’est l’un des enseignements d’une enquête UPA /I+C portant sur l’égalité professionnelle*.

A l’instar des nombreux conjoints de chefs d’entreprise qui assument une fonction de co-pilotage de l’entreprise, la mixité est considérée comme naturelle et légitime dans l’artisanat et le commerce de proximité.

89% des personnes interrogées estiment d’ailleurs que favoriser l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au travail peut être profitable aux entreprises.

La quasi-totalité des chefs d’entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité (91%) sont également d’accord avec l’idée d’encourager les femmes à entreprendre. Enfin, dans le même esprit, 85% des entreprises sondées pensent qu’il faut imposer une meilleure représentation des femmes dans les instances professionnelles, qu’il s’agisse des organisations professionnelles ou des chambres de métiers et de l’artisanat.

Ces résultats viennent conforter l’UPA dans sa volonté de soutenir les branches professionnelles de l’artisanat et du commerce de proximité qui s’engagent sur la voie de l’égalité professionnelle.

Cette politique se traduit aussi dans le cadre des instances de dialogue social que sont les Commissions paritaires régionales interprofessionnelles de l’artisanat -CPRIA-. Pour l’année 2013, l’UPA et les 5 organisations syndicales de salariés ont en effet décidé de placer l’égalité professionnelle parmi les thèmes prioritaires des travaux de ces commissions. Il s’agira en particulier de promouvoir la place des femmes dans les métiers rentrant dans le champ des CPRIA.

* Enquête réalisée par l’Institut I+C au 1er trimestre

mardi, 2 juillet 2013

Concertation sur les retraites : une réforme pour restaurer la confiance

Le président et les vice-présidents de l’UPA rencontreront le Premier ministre le 4 juillet à 17h30 dans le cadre de la concertation sur la réforme des retraites.

Ils mettront en avant un maître mot, la confiance. En effet, pour les représentants des entreprises de proximité, la réforme devra avoir pour objectif prioritaire de rassurer les Français qui sont légitimement inquiets face à l’avenir et dont les comportements freinent l’activité économique.

Ainsi, pour réduire voire éradiquer les déficits annoncés des régimes de retraite, l’UPA privilégie quatre axes.

Le niveau des pensions des retraités doit rester indexé sur l’inflation de façon à maintenir leur pouvoir d’achat.

Pour autant, l’UPA s’oppose à toute hausse des cotisations vieillesse dans la mesure où les charges sur le travail sont déjà très élevées en France. Une telle augmentation ne pourrait s’envisager que dans le cadre d’une modification de l’assiette de financement de la protection sociale assortie d’une baisse globale des prélèvements sociaux qui pèsent sur les entreprises.

En revanche, la lutte contre les déficits des régimes de retraite nécessite impérativement d’ajuster la durée d’assurance sur les gains d’espérance de vie, et donc d’augmenter le nombre de trimestres d’activité requis pour accéder à la retraite à taux plein.

Par ailleurs, un recul de l’âge légal de départ à la retraite permettrait un retour pérenne à l’équilibre financier des régimes de retraite.

Enfin, l’UPA considère que cette réforme devra impérativement être fondée sur une égalité de traitement entre les cotisants salariés et non salariés, et entre les régimes du secteur privé, du secteur public et les régimes spéciaux.

« Il est indispensable de bâtir ensemble une réforme qui redonnera confiance aux Français, cette confiance étant synonyme d’investissement, de consommation et d’embauche » a déclaré Jean-Pierre Crouzet, le président de l’UPA.

lundi, 24 juin 2013

Grande conférence sociale pour l’emploi, enfin, une vraie prise de conscience

Les déclarations du Président de la République et du Premier ministre montrent qu’il y a enfin une vraie prise de conscience quant à la nécessité d’orienter les jeunes et les demandeurs d’emploi vers les métiers qui recrutent et de les former en conséquence.

C’est une réponse directe à la demande du Président de l’UPA, Jean-Pierre Crouzet, qui ne cesse de dénoncer le paradoxe actuel : « 3,2 millions de personnes sont au chômage et 300.000 emplois ne trouvent pas preneurs. Nous devons mettre fin à ce scandale national. »

Au-delà, l’UPA appelle à une refonte complète du système de l’orientation scolaire. Les jeunes ont besoin d’approcher le monde de l’entreprise pour pouvoir faire un vrai choix d’avenir plutôt que de rejoindre des filières par défaut. A cet égard l’UPA salue la décision du gouvernement d’associer l’Education nationale aux travaux de la grande conférence sociale de 2014.

Par ailleurs, la réforme de la formation professionnelle devra aboutir à une simplification des dispositifs, de façon à ce que les salariés des petites entreprises ne soient plus les parents pauvres de la formation.

En matière de retraites, l’UPA considère que l’objectif principal de la réforme sera de rétablir la confiance des Français, cette confiance étant synonyme d’embauche, d’investissement, de consommation. Quatre paramètres devront être privilégiés :

  • pas d’augmentation des cotisations
  • une hausse de la durée de cotisation conforme à l’allongement de la vie
  • une augmentation de l’âge légal de départ à la retraite
  • le maintien du pouvoir d’achat des retraités.

Enfin, l’UPA ne peut que saluer la volonté du président de la République de privilégier à l’avenir la baisse des dépenses publiques plutôt que la croissance des prélèvements. Reste à transformer ce volontarisme en véritable feuille de route gouvernementale. Beaucoup d’entreprises ne sont déjà plus en mesure de faire face à leurs charges.

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